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Burundi : Pourquoi le gouvernement ne qualifie plus Red Tabara d’une « bande des terroristes » ?

Le gouvernement du Burundi  a qualifié le mouvement armée Red Tabara d’un mouvement des combattants à travers X le 26 octobre 2023 où leur rappatriement a été l’objet d’une audience d’une délégation de l’Institut Européenne pour la Paix  qui a été réçu par le Président de la République Evariste Ndayishimiye. Ils étaient qualifiés d’une « bande des terroristes » depuis par le pouvoir du CNDDFDD. Oppérant surtout à l’Est de la RDC(République Démocratique du Congo) ce mouvement n’accepte pas de déposer les armes.

« Ce 26/10, S.E @GeneralNeva a reçu en audience une délégation de l’Institut Européenne pour la Paix (EIP), conduite par Mme Johnson Hilde. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire à l’Est de la #RDC, particulièrement le rapatriement des combattants du Groupe Red Tabara” peut-on lire dans ce tweet de la présidence du Burundi.

Ce mouvement qui a toujours revendiqué plusieurs attaques au Burundi en niant d’être dénommé « bande de terroristes » n’a pas tardé à réagir que le fond de ce tweet qui parle de leurs rapatriements potentiels :

#REDTabara n’entend pas adhérer au processus DDR évoqué par la présidence de la République du #Burundi. La négociation des conditions d’organisation d’élections démocratiques, libres, inclusives et transparentes fait partie de nos priorités.” A publié le communicant de ce mouvement sur X.

Le journal Itara Burundi a approché un politologue et expert en relations internationales qui décortique ce changement de langage du gouvernement du Burundi qui concluant que les propos sont contradictoires :

« Le gouvernement du Burundi veut séduire les pays européens qui ont rompu des aides directes au Burundi et qui n’évoqueraient plus la question des violations des droits humains par Gitega pour renouer leurs relations diplomatiques, mais qui peuvent redresser la situation sur base d’un autre langage que le CNDDFDD peut comprendre facilement : Le rapatriement des combattants des mouvements qui peuvent perturber la sécurité du pays »

L’expert a ajouté que le gouvernement du CNDDFDD oublie que ses combattants ont été intégrés dans l’armée régulière sans considérations des crimes commis en disant que parmi les combattants de Red Tabara, ceux qui sont accusés des crimes vont être poursuivis et nous a dit qu’il n’y a pas d’un mouvement Rebel au monde qui est accusé d’aucun crime. Si le gouvernement n’ouvre pas des négociations, la résistance peut tourner mal pour lui après une période x.

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